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Disparition : Joan Taris (promotion 1998)

Portraits

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21/01/2018

Profondément touchée par la disparition de Joan Taris toute la communauté Sciences Po Bordeaux s’associe à la douleur de sa famille. Joan est toujours resté très proche de son école dont il était sorti brillamment diplômé. RIP cher ami fidèle.


Retrouvez le très bel hommage de Jacques Mangon (promotion 1988) à son ami et directeur de cabinet de la Mairie de Saint-Médard-en-Jalles :

 Jacques Mangon et Joan Taris étaient non seulement « frères d’armes » en politique mais tous les deux diplômés de Sciences Po Bordeaux, l’un en 1988 l’autre en 1998. En 2015 ils sont intervenus ensemble dans un des parcours de master de Sciences Po Bordeaux : l’un pour parler de son mandat de maire élu un an plus tôt à Saint Médard-en-Jalles, l’autre de son métier de directeur de cabinet du premier. Un témoignage à deux voix et d’une seule amitié .
Les élèves qui entendirent ce dialogue empreint d’une grande franchise et d’un profond attachement pour l’école qui les avait formés, ont mesuré ce jour-là que la politique était aussi une histoire humaine. Avec ses joies et ses peines, ses affects et ses doutes, « ses tas de secrets » disait Malraux ; « ses histoires de mélancolie » chantait le poète Ferré. Au revoir Joan.

La direction de Sciences Po Bordeaux

 "Joan est parti et je ne verrai plus jamais le pont d’Aquitaine sous le même jour.

Joan était un être sensible et solaire et pourtant ce dimanche, il a oublié que la nuit ne durerait pas toujours et que l’aube allait venir.
Joan Taris était bien sûr un collaborateur brillant mais, avant tout c’était mon ami depuis 25 ans, un frère d’armes du centrisme.
Nous avions depuis le premier jour entre nous une complicité, une connivence évidentes qui nous amenaient très souvent à rire du fait qu’on n’avait pas besoin de se parler pour savoir ce que l’autre pensait.
Il avait une intelligence incisive, une vraie passion pour la politique et l’intérêt général qu’il servait avec beaucoup d’exigence.
L’Homme, l’Europe, la République étaient au cœur de ses préoccupations . L’esprit des pères de la République, la III°, la V°, marchait aux côtés du féru d’histoire qu’il était.
Joan détestait le racisme, l’antisémitisme et le dogmatisme.
C’était un homme de culture, un fin lettré mais qui adorait aussi citer les dialogues des films de Louis de Funès, le bon vin, le Médoc.
Joan aimait rire et riait d’ailleurs souvent de la Politique dont il croquait avec l’appétit féroce d’un Daumier toutes les vertus mais aussi tous les travers.
Il était sociable, très sociable et me disait souvent que s’il n’avait pas eu la passion de la politique, il aurait pu faire un très bon commercial.
C’était vrai mais c’était aussi méconnaître une autre de ses facettes,celle d’un pédagogue qui entraînait ses élèves vers le haut.
Joan avait de l’ambition, dans le bon sens du terme, pour lui même, pour ses amis, pour ses idées, pour les responsabilités qu’il exerçait et dans le monde de l’entreprise, on aurait dit que c’était un « développeur ».
Joan était pudique sur lui même , ne se livrait pas beaucoup sur sa part intime mais on devinait bien chez cet hypersensible, cet intuitif, quelques félûres qui traînaient par là.
Sans doute, sous le poids des responsabilités se sont elles réveillées jusqu’à ne plus le laisser dormir.
Avec Joan, on pouvait partir à la guerre, celle des idées, des combats politiques. Il y était fidèle, stratège, courageux, sans peur, mousquetaire en un mot.
J’ai encore en tête certains combats communs que nous avions menés ensemble et qui nous avaient marqué parce qu’il n’y avait plus grand monde autour de nous.

Voilà, Joan est parti « vers l’invisible » pour reprendre le beau mot de Julien Green, mais je suis sûr qu’au travers des pensées ou des prières que nous lui adresserons, il percevra que nos succès à venir lui seront désormais dédiés" Jacques Mangon. "

 

Très bel hommage de Benoît Lasserre dans SudOuest.fr


Vidéo. Le Bouscat : l’hommage républicain rendu à Joan Taris



 



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